#écriture
-
Des livres vous tombent entre les mains. Sans prévenir. Ils n’annoncent pas le plaisir à venir. Le délicatesse qui parcourt les pages. Il est des mots doux qui durent. « partir au petit jour » : on dirait une caresse sur la joue, une douce bise qui vous effleure. En apparence. Car au fond touché vous êtes…
-
C’est en réalité étrange sensation. Ce n’était nullement prémédité. C’est me promenant que je me suis aperçu de ce qu’il se passait en moi intérieurement. Je roulais tranquillement. Il régnait silence dans l’habitacle. Aucune musique n’aurait pu épouser ce moment-là. Ou alors je ne la connais pas encore. Parfois, sans être musicien, on écrit sa…
-
Elle a pris des risques, Catherine Watine. Alors moi aussi. Je vous propose une manière étonnante de suivre un concert : par écrit, comme si vous y étiez. Sauf que c’était le samedi 14 mai . Concert privé avec du public. Voici ce que j’ai noté en direct. Chez Watine. Dans sa maison. Une ancienne…
-
Où s’en vont les souvenirs demande l’écrivain à Albert, qui hausse à peine un sourcil en voyant dans sa main l’ouvrage déposé par la libraire. Il sait, lui, où s’en vont les souvenirs. Il sait, surtout, qu’ils ne s’en vont pas. Puisque ce sont des souvenirs. Il frémit toutefois , immergé comme à chaque fois,…
-
Le connaissez-vous ce moment interstice et indicible qui se pose dans votre quotidien sans jour fixe quelles que soient les saisons et les heures ? Il arrive à pas veloutés, sans mots dire, il ne se cache pas, il est juste au frais quelques temps. Quelque part. Le temps qu’il vous faut. Le temps des…
-
Monica SABOLO – Summer Après certaines lectures, j’aime trouver parmi mes clichés celui qui inspire le plus ce que j’ai pu éprouver en lisant. Summer de Monica Sabolo méritait un tirage à part. Un traitement particulier. Je découvrais pour l’occasion cet écrivain (on doit dire maintenant cette écrivaine mais franchement je n’aime guère, trouve ça…
-
De Franck Venaille « Les mots sont enfermés dans un ventre, bien au chaud, dans une humidité protectrice. Mais certains d’entre eux étouffent et, d’angoisse, se mettent à crier, à bouger, à donner des coups de pieds à la mère poésie. Quand on la voit passer, ainsi, se tenant le ventre avec les mains, on…