Ma bister! N’oublions jamais

Une borne minimale au bord de la route. Et rien d’autre. Heureusement l’internet du monde fourmille d’informations. J’ai découvert la sinistre existence du camp de Saliers, en Camargue. C’est dans quelques jours, le 23 mai, qu’y sera comme chaque année consacrée une cérémonie Hommage. Ici, derrière cette borne qui marque l’entrée du camp, 662 personnes ont été enfermées. 227 enfants ont été arrachés des bras de leur mère et confiés à des organismes divers. 25 personnes, dont 6 enfants sont morts ici des conditions déplorables d’enfermement. Plusieurs, non répertoriés officiellement, sont décédés peut de temps après avoir quitté le camp des suites de la malnutrition et des mauvais traitements. Certains ont été déportés à l’Est. Tous sont à porter aux nombre des centaines de milliers de victimes européennes du génocide des roms et voyageurs. Le camp, quasiment vide, sera dissout officiellement le 15 octobre 1944. Ses vestiges seront détruits en 1952, après le tournage du film de Henri-Georges Clouzot Le Salaire de la peur. Ma bister! N’oublions jamais ! 


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